NOTICE COMMÉMORATIVE

Denis Hoog (40)

Officier de paix

29/07/1995 Coup
Denis Hoog
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Dernier emploi Commissariat de Thonon-les-bains
Cause du décès Coup
Décédé 29/07/1995
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LES CIRCONSTANCES

Circonstances du décès

Denis a été abattu lors d'une intervention.
Au cours de la nuit du vendredi au samedi 29 Juillet 1995, des malfaiteurs entrèrent avec effraction dans une agence du Crédit Agricole en périphérie de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Après avoir scié les barreaux d’un vasistas donnant accès aux toilettes de l’établissement, ils ont guetté l’heure de l’ouverture.
Vers huit heures et demie du matin, six employés et deux clientes se présentèrent dans l’agence : tous furent pris en otages par deux individus cagoulés, et lourdement armés.
On leur somma de vider les coffres mais la procédure de sécurité resta inachevée ce qui activa une alarme silencieuse. De fait, un agent de télésurveillance directement relié au système de sécurité pu donner l’alerte. Il prévint aussitôt le chef de poste du commissariat local, lequel dépêcha deux équipages de police sur place. L’opérateur resta en ligne.
Deux policiers effectuèrent un premier passage à bord d’un véhicule banalisé devant la banque et ne détectèrent aucune activité suspecte. Un autre équipage composé de trois gardiens de la paix en tenues d’uniformes arriva en renfort.
Ces derniers approchèrent prudemment de l’entrée pour jauger la situation ; dans le même temps un complice venait de faire usage d’un talkie-walkie pour prévenir les malfaiteurs. Le même individu tira dans le dos des intervenants avec un pistolet-mitrailleur type Kalachnikov.
Une fusillade d’une rare violence éclata. Se servant du personnel de la banque comme de boucliers humains, les truands ouvrirent le feu avec des pistolets automatiques sur les policiers pris en étau. Le sous-brigadier Denis Hoog, quarante ans, fut atteint mortellement par une rafale de projectiles qui vint le faucher devant l’entrée de l’agence. L’inspecteur Eric Albert, trente-quatre ans, fut atteint au genou ; le sous-brigadier Michel Loiseau, quarante et un ans, fut très grièvement blessé à la jambe et reçut un second projectile qui vint lui entailler le cuir chevelu.
Le commando s’enfuit en tirant au jugé et laissa le butin sur place. Ils montèrent à bord d’une Renault 21 volée de couleur blanche volée immatriculée dans le Rhône, et dans lequel attendait encore un complice. Elle fut retrouvée plus tard dans le centre de Thonon-les-Bains. A l’intérieur, les policiers découvrirent l’arme du crime, ainsi qu’une perruque, un bleu de travail, et des douilles éparpillées ; beaucoup d’indices, et plus particulièrement un cheveu dont on retire l’ADN.
L’enquête menée par la police judiciaire d’Annecy renforcée par l’antenne des Savoies du Service Régional de la Police Judiciaire de Lyon aboutit à l’identification de trois individus : Nenad Dzambas, vingt-sept ans, Pierre Pallatin, quarante-sept ans, et René Salaün alias Jésus, cinquante-qautre ans.
Fiché au grand banditisme itinérant, Jésus venait d’effectuer vingt-cinq années de prison pour des vols à main armée. Malgré les preuves accumulées au terme d’une longue enquête, ils ont toujours nié leur participation au braquage.
Le 23 Mars 2001, la cour d’assises de Savoie condamne Salaün à la réclusion criminelle dite à perpétuité, Pallatin et Dzambas respectivement à 20 et 15 ans. Peines confirmées en appel en 2002.
Note: Deux années plus tôt, un autre drame similaire endeuillait la police nationale à Annecy (Haute-Savoie), le Sous-Brigadier Christian Verdoulet était tué dans des circonstances similaires.
(© Police-Action Solidaire, FR →)
DOCUMENTATION

Sources

HOMMAGE

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