NOTICE COMMÉMORATIVE

Christian Verdoulet (41)

Officier de paix

02/04/1993 Coup
Christian Verdoulet
👁️ 14 · recorded since 09/2026
Dernier emploi Commissariat de Cran-Gevrier
Partenaire de vie Épouse
Enfant(s) 4
Cause du décès Coup
Décédé 02/04/1993
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LES CIRCONSTANCES

Circonstances du décès

Christian a été abattu lors d'une intervention. Au cours de la journée du vendredi 2 Avril 1993, une attaque à main armée dans un établissement bancaire était signalée dans le centre commercial de la Place Chorus à Cran-Gevrier en périphérie d’Annecy (Haute-Savoie).
Deux malfaiteurs lourdement armés et grimés d’attributs postiches, menaçaient le personnel avec un pistolet mitrailleur et raflaient un butin dérisoire de quatorze mille francs.
En possession d’un scanner capable de décrypter les fréquences radio de la police, l’arrivée imminente des policiers les incitait à prendre en otage une employée pour rejoindre leur véhicule relais, stationné à l’arrière du bâtiment.
Alors qu’un équipage de police s’y positionnait justement, l’un des malfaiteurs tirait plusieurs rafales de pistolet-mitrailleur. Le sous-brigadier Christian Verdoulet, quarante-et-un ans, était mortellement blessé.
Les truands parvenaient à prendre la fuite sans jamais cesser de tirer ; ils interceptaient une camionnette de la municipalité et prenaient la direction d’Epagny. Sur l’échangeur de la voie verte, ils franchissaient une ligne continue à vive allure au nez d’un véhicule banalisé du peloton motorisé de la gendarmerie locale. Pendant la course-poursuite, les gendarmes étaient percutés volontairement et déviés de leur trajectoire par des coups de feu.
Les malfaiteurs dérobaient un nouveau véhicule sous la menace de leurs armes et disparaissaient près de la frontière suisse.
Le service régional de la police judiciaire d’Annecy, épaulé par la brigade antigang lyonnaise et leurs homologues du sud de la France, unissaient leurs compétences pour traquer les meurtriers.
Deux individus fichés au grand banditisme furent identifiés. Le 21 avril, la Brigade de Recherche et d’Intervention de Nice interpellait Enver Shabani, trente-quatre ans et l’auteur des tirs, Christian Kessler, trente-neuf ans.
Ancien codétenu de Shabani, déjà condamné à mort suite à plusieurs braquages sanglants, ce dernier s’était évadé de la prison des Baumettes à Marseille en 1991. Interpellé en compagnie de Zohra Souassi, que les investigations menées ont pu qualifier de complice, cette dernière effectuait les repérages avant la commission des braquages.
Le trio avait trouvé refuge à Cercier en Haute-Savoie, dans une villa louée servant de refuge et d’armurerie.
Ce rapprochement savoyard était en partie dû à la présence de Chantal Lamouille, la soeur de Kessler, domiciliée à Meythet, près de Cran-Gevrier. Cette dernière se chargeait des correspondances et de la logistique avec Souassi. Lors des auditions, elle a désigné formellement les deux complices sur les bandes vidéos enregistrées lors des faits.
En outre, cinq braquages ont pu être attribués au trio de malfaiteur pour un butin d’environ deux cents cinquante mille francs. En 1995, la cour d’assises de Haute-Savoie condamna Kessler à la réclusion criminelle dite à perpétuité dont 22 ans de sûreté. Shabani écopait de 30 ans de réclusion criminelle dont 18 ans de sûreté.
Quant à Souassi, elle fut condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis dans le cadre de l’association de malfaiteurs. Elle avait déjà effectué huit mois de préventive au prononcé de cette peine, et devait donc sortir rapidement de prison.
En 2019, Shabani était de nouveau condamné par la cour d’assises de Côte-d’Or à la suite d’une série de braquages commis dans ce département.
(© Police-Action Solidaire, FR →)
DOCUMENTATION

Sources

HOMMAGE

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